Bilan de notre deuxième pays, le Portugal.

Durée : 4 mois et 2 jours (du 29/09/19 au 31/01/20)
Arrêts : 15 villes : Porto, Agueda, Serra da Estrela, Foz de Egua, Figueira da Foz, Mira de Aire, Nazaré, Obidos, Palais de Pena, Cascais, Lisbonne, Sintra, Lagos, Boliqueime (pause « paie »), Vila Real de Santo Antonio (pause « courses »).
Parcours : 1176 km (Tranquilles !)

Ça y est, on y est, dans notre tour du monde ! Après notre parcours mécanique plutôt difficile en Espagne, tout était réglé pour le Portugal. Du coup, moins de stress, on apprécie beaucoup plus notre voyage.

Le Portugal est bien différent de l’Espagne, mais tout aussi agréable.

Notre première ville a été Porto. Bon… on a mal commencé car nous étions stationnés assez loin, et après 30 minutes de vélo, on arrive dans une ville pas plate du tout, pour le plus grand malheur de mes petites jambes (et je ne peux pas mettre ça sur la grossesse, à ce moment là je n’étais enceinte que de 3.5 mois…). Nous n’avons pas bien profité de cette ville qui pourtant doit être vraiment chouette.

Olivier avait trouvé un emploi là bas, pour 8 mois. Mais je ne me voyais vraiment pas rester 8 mois à Porto, seule avec Marley, jusqu’à l’accouchement. On s’était dit 3 mois pour un boulot ok, 6 max… Un presentiment que ça ne l’aurait pas fait… Et puis si on reste aussi longtemps dans une ville, notre tour du monde ne va pas avancer beaucoup ! Il a alors refusé. Et tant mieux, car quelques temps après, il a trouvé un emploi de 3 mois renouvelable à Lisbonne ! Bien que ce soit un petit salaire (petit par rapport à la France, mais plutôt correct au Portugal), c’est toujours mieux que 0 et ça nous permet de ne pas puiser dans nos économies ! Monsieur a même été promu quelques semaines après son arrivée.
À 2.5 mois, on ne savait pas trop s’il prolongerait ou pas. J’étais en fin de grossesse et il voulait être disponible pour moi. De plus on ne savait pas trop comment se faisait la prise en charge, où j’aurais pu accoucher, combien de congés il aurait etc… Il a donc décidé de ne pas renouveler son contrat ( et m’a mit ça sur le dos !), et nous sommes repartis sur les routes fin Janvier, direction Lagos, Espagne et Toulouse.

Mais que dire de la vie à Lisbonne ? C’est paisible pour une capitale ! Mais je n’arrive toujours pas à savoir comment les gens s’en sortent financièrement. Les salaires sont bas, les loyers élevés, et les courses légèrement moins cher qu’en France. Le seul marché qui valait extrêmement le coup était celui d’Agueda.

Le fait aussi que nous ayons très apprécié Lisbonne était que nous étions très bien stationnés, avec tout autour (eau, commerces, bus, parc …) et des voisins sympa !

C’est là bas que Marley a appris à dire le mot « bus », et qu’à l’arrêt de bus, il levait son petit doigt pour l’arrêter en disant « siiiiiiiiiigne » avec un grand sourire 🙂
J’avoue que Marley a regardé Netflix aussi.. Les journées étaient longues des fois, toute seule avec Marley et avec un gros bidou. J’ai fait des sorties avec lui bien sûr, mais il y a des journées j’étais fatiguée, temps maussade, du coup la télévision aide bien… 

Ce qui manquait le plus à Marley était la famille, les cousins, les enfants en général. J’ai donc, via des groupes facebook, rencontré des mamans pour que nos enfants jouent ensemble. Nous avons aussi accueilli des Couchsurfeurs. Bien que ce soit des adultes, Marley est très sociable, ça lui fait voir du monde, et entendre une autre langue (Anglais). Nous avons eu la chance une fois d’accueillir 3 jours une famille avec un petit garçon de son âge, il était aux anges !

Des changements dans le bus ? Nous arrivions en période hivernale, donc moins de soleil sur la journée. Qui dit moins de soleil, dit moins d’électricité ! Il fallait alors faire plus attention. Olivier pensait que 4 panneaux solaires ne suffiraient pas, il en a donc rajouté 4 autres. Très bonne idée car des fois nous étions justes. Nous n’avons utilisé le groupe électrogène qu’une fois, après plusieurs jours de mauvais temps et donc de non charge des batteries.
Nous avons dit adieu au micro-onde. Ce n’est pas une mauvaise chose en soit, on s’habitue très vite à ne pas en avoir ! Mais l’avantage pour nous du micro-onde est que l’électricité est gratuite, pas le gaz 😉

Et que dire du Portugal en général ? Hyper chouette ! C’est un pays agréable, une population généreuse et sympathique (un petit « moins » par contre pour certains salariés de l’administratif qui ne sont pas très aimables pour renseigner les étrangers….).

Ils font très attention aux personnes handicapées et femmes enceintes. Moi par exemple, je n’aime pas passer devant les gens lorsque je suis enceinte, mais là on me forçait presque la main 🙂 Et au final, cette bienveillance est très agréable. Bienveillance vite perdue après, en Espagne, et encore plus en France.

Je n’ai cependant pas retrouvé le côté « familial » comme en Espagne. Pour exemple, il y a moins de parcs pour enfants, et ceux-ci sont en plus pratiquement déserts à chaque fois. Par contre Marley lui était ravi d’y aller aussi souvent ! Dès qu’on en voyait un (oui car lui il les remarque de très loin !) on s’arrêtait pour son plus grand bonheur.

La langue Portugaise par contre, assez difficile. L’écrit ça peut aller, mais l’oral est compliqué à comprendre. J’appelle ça « le Ch’ti Espagnol » 🙂

Niveau culinaire ? Nous n’avons pas réellement goûté de spécialités, à part ces délicieuses Pastéis de Nata que je vous recommande absolument. 

En bref, je me souviendrais d’une population gentille, de magnifiques paysages, de villes atypiques, et surtout, de jolies rencontres, devenues des ami(e)s !


Alors, galère ou pas galère au Portugal ?

– Le stationnement : pas galère. Beaucoup de lieu, peu d’interdictions. Bon les grandes villes restent difficile d’accès mais faisable. Et surtout, de gentils policiers, qui nous aident à trouver un lieu plus adapté. 
– L’eau : pas galère. Pareil qu’en Espagne, des fontaines un peu partout.
– La taille du bus : pas galère sauuuuuuf pour aller à Foz de Egua (quelle idée… :p )
– La santé : galère. C’est pas facile de savoir si la maternité peut être pris en charge à l’étranger. La CEAM (carte Européenne d’assurance maladie) ne fonctionne que pour les urgences. Une grossesse n’est pas une urgence. Et la sécu Portugaise ? Il aurait fallu que je me fasse un NIF etc…
– Le transport : pas galère. Ils ont un très bon réseau (train, métro, tram, bus). Et le tarif est très abordable !

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