Nos déboires sur la route !

Le voici le voilà, l’article sur notre parcours tumultueux ! (ou .. merdique ? :D)

Pour rappel, le bus est de 1989. Pas tout jeune certes, mais peut faire encore beaucouuuuup de kilomètres. Enfin quand on sait qu’Olivier est lui aussi de 1989 et qu’il a une malchance incommensurable, on aurait peut-être dû prendre une autre année 😀

Avant de partir, nous avions changé les 6 pneus, et fait une révision complète (étanchéité de la boîte de vitesse, changement des rotules, de la barre de direction et d’un coussin d’air). Nous avions aussi nous-même changé la durite du liquide de refroidissement. Bref on était plutôt serein 🙂

Le KarasBus fonctionnait plutôt bien mais le turbo n’avait jamais fonctionné. On ne s’en rendait pas trop compte à l’époque, dans nos vallées plates… Mais on se doutait qu’il y avait quand même un petit problème car il n’avançait pas trop en côte.

Nous partons donc pour notre périple début Septembre. Jusqu’à Bayonne, pas de problème à part une petite fuite de liquide de refroidissement (quelques gouttes), que nous savons car la durite que nous avons changée n’est pas exactement à la bonne taille, oups.

A Dax, à l’arrêt, sur une aire spéciale, en train de remplir l’eau du bus, un camping-car qui avait laaaargement la place de passer, a préféré serrer à gauche et nous a au passage explosé le rétroviseur droit. J’ai vu la scène de loin et je n’ai pas eu le temps de les rattraper. Il tient pour le moment encore avec les moyens du bord : du bon gros scotch !

Nous voilà rendu à St Jean de Luz. Très proche de la frontière Espagnole. Il nous reste un peu de carburant, le plein attendra l’Espagne, c’est moins cher ! Une petite côte bizarrement très difficile à monter (comme si on allait caler), suivie d’une descente et oh supriiise, panne de carburant ! Nous n’avions fait que 3.5km 😀 Et oui, le réservoir est plat, et très grand. Donc même s’il nous reste 15% du réservoir, en pente le carburant n’arrive pas au moteur ! On aurait dû y penser… C’est pour cela que des fois les camions ont 2 réservoirs au lieu d’un seul. Une petite image pour comprendre ?

Heureusement, nous sommes tombés en panne à 100m d’une station essence ! On remet donc 40L de diesel.

Après avoir remis le carburant, il faut purger le circuit. Et là badadim, avec sa chance légendaire, la vis de purge se casse en deux. Le pas de vis reste dans le filetage. On va être là pour un bon moment… Il appelle quelques garages poids-lourds proches, savoir s’ils ont de quoi extraire la vis et la remplacer. J’appelle IMA de mon côté pour avoir une solution de dépannage. Après quelques réflexions, il réussit à extraire cette satanée vis ! Et la remplace par une vis normale. Il purge le circuit, ferme bien le tout, et me demande d’accélérer. Ça fonctionne !

Et même mieux qu’avant ! Le turbo fonctionne maintenant ! Le bus a une patate d’enfer ! Génial ! Cette vis devait donc déjà être un peu fêlée et pas tout à fait étanche. Enfin, c’est tout de même bizarre que le turbo soit en relation avec le circuit de carburant … Mais on ne cherche pas plus loin, ça fonctionne.

Nous arrivons à St Sébastien. Le lendemain en voulant partir, grosse fuite de carburant ! Et bien oui, la vis qu’il a mis n’est pas étanche… Nous avons perdu beaucoup de carburant malheureusement. Il la resserre en mettant du Teflon (c’est mieux que rien). Direction Zarautz, puis Durango, aucune fuite, le turbo fonctionne, yahoo 🙂

Pour aller sur Bilbao, c’était autre chose. Petite fuite du liquide de refroidissement, il resserre les colliers. Plus de turbo.. Zut. Sur le chemin il y a une rue avec une très grosse côte. Nous n’arrivons pas à la monter. Il recule jusqu’au bout pour pouvoir prendre de l’élan. On y arrive, mais de justesse. Avec le turbo nous n’aurions eu aucun problème… Nous nous stationnons dans les hauteurs. La porte arrière s’ouvre avec les vibrations, je cours pour la refermer, me prend les pieds dans le canapé, essaye de me rattraper mais je tombe par la porte sur la route. Allé, cela n’est qu’une blague pour vous mettre un petit coup de stress 😀 La porte s’est bien ouverte, mais je l’ai refermé en toute sécurité 😉

Prêts pour repartir de Bilbao. Nous mettons le moteur à chauffer. Olivier me montre une pièce qui est tombée du moteur, et est prêt à partir. Euuuuh pardon ? Cette pièce est tombée du moteur, tu ne sais pas ce que c’est, et tu veux partir ? Non mais allo, suis-je la seule à qui ça fait peur ? Je râle, il boude, et va finalement remettre cette pièce  sous le moteur sans conviction.

Il purge de nouveau le circuit à carburant et règle le ralentit pour espérer avoir le turbo. Ça fonctionne, mais il nous lâche de nouveau à 25 km… Il repurge. Relâche à 20km. Rebelote. Il remarque un peu d’essence au-dessus du moteur. Finalement, le turbo ne tient que 5km à présent. Nous avons de gros problème en montée et nous retrouvons à 30 km/h sur l’autoroute… Mais non ce n’est pas dangereux 😀
Même en descente, Olivier à l’impression que le bus se freine tout seul. Vraiment bizarre. Il s’agace et me dit qu’il irait plus vite au point mort. Ce qu’il fait. Et là j’entends « Oh chérie, on a un problème, j’ai calé ». En descente. En virage. A 80 km/h. Volant bloqué. Je vais bien, tout va bien….. Il redémarre de suite, donc plus de peur que de mal. Ouf !

Nous nous arrêtons à un feu vert sur la route pour acheter de quoi mieux faire l’étanchéité de la vis de purge (le Teflon n’était pas du tout l’idéal pour cela, mais nous a bien dépanné). C’est sûrement pour cela que le turbo ne fonctionne pas et qu’il y a du carburant au-dessus du moteur. Il fait ce qu’il faut, et s’aperçoit que l’autre vis du circuit du carburant est desserrée. Au passage il change les filtres à carburant pour être tout propre tout net. On espère que ce coup-ci tout va fonctionner !

Mais non, toujours pas de pêche. Il règle le ralentit de l’accélérateur pour gagner peut être un peu de puissance. Nous partons sans conviction. Nous allons faire le plein, ratons l’entrée donc Olivier décide de faire demi-tour dans une rue en côte. Mmmh moyenne idée selon moi. En reculant on entend des tac tac. Comme si le bus se soulevait un peu de l’avant… On ne saura jamais. Et on ne préfère pas savoir !
Nous partons avec toujours ce problème de puissance, le moteur souffre… Finalement, on s’arrête dans un garage Iveco. Deux garagistes très sympas se sont occupés de nous tout de suite.

Bilan : la vis qu’olivier avait mis pour remplacer la vis de purge n’avait pas exactement le même pas de filetage. Donc impossible qu’elle soit étanche ! C’est pour cela que nous perdions du carburant et de la puissance, car le carburant circulait mal. Le garagiste refait un filetage un peu plus gros et change la vis. Problème normalement réglé. On lui parle du turbo qui fonctionne aléatoirement. Cela n’a normalement pas de relation avec le circuit de carburant. Lorsque j’accélère à la pédale, j’arrive péniblement à 2000/2200 tours/minute. Lorsqu’ils actionnent l’accélérateur depuis le moteur directement, il atteint très facilement les 2500. Nous pensions à un problème de câble. Mais le garagiste a trouvé : il y avait un mauvais retour de la pédale à cause du limiteur de vitesse (la petite pièce qui était tombée du moteur vous savez, c’était ça ! Elle devait être mal fixée de base et à force est tombée, Olivier l’avait remis comme il pouvait). Une petite réparation, le tour est joué.

On part le lendemain. Tout fonctionne tellement bien qu’on fait 330 km sans s’arrêter. Il y a des côtes (l’Espagne est assez montagneuse !) et nous avons la pêche ! Olivier double des camions en montée et est trop fier… Un peu trop peut être : Surchauffe moteur ! On s’arrête pour le refroidir. Ben oui, maintenant que le turbo fonctionne tout le temps, il faut adopter une nouvelle conduite en côte et ne pas taper trop dans le turbo. Ne pas aller à fond et être plutôt en sous régime.

Le KarasBus fonctionne tellement bien qu’on décide d’aller directement à Porto, plutôt que de faire St Jacques de Compostelle etc. Notre tour du monde commence vraiment !! On passe la frontière et… Plus de petites/grandes vitesses. Il commence à en avoir ras le bol de toutes ces petites pannes. Nous avions déjà eu le problème avant de partir en voyage, il avait remis du liquide d’embrayage et purger. Il fait donc la même manipulation, mais rien… Il s’agace. Abandonne. Réfléchit, et resserre une vis au niveau du levier de vitesse. Et ça fonctionne. C’était juste une simple petite vis… Si seulement le bus pouvait parler comme chez le médecin ça serait plus pratique 😀

Nous arrivons à Porto, plus sereins. Nous décidons ensuite d’aller à la montagne Serra da Estrela, environ 2000m d’altitude. On prend un autre itinéraire que celui que j’avais vu. Je lui demande de vérifier la route, il me dit que c’est bon (sans trop regarder, je le connais). Finalement, ce n’était pas la bonne… Nous arrivons sur une route de montagne minuscule, qui nous amène vers une bergerie (je vous laisse imaginer). Puis un village très, très en pente. Tellement, que l’air des freins bip. Finalement, nous rejoignons la bonne route.  A moins de 5 minutes de l’arrivée, surchauffe moteur. Et oui ça grimpe bien ^^ On s’arrête, éteint le moteur. Et on entend un bruit bizarre. Husler regarde fixement sous lui (vers l’avant du bus). Puis Pshiiiiiiiit, et on entend quelque chose couler. Super, le liquide de refroidissement vient d’exploser et se déverse sur la route. Il met vite un bidon dessous pour en récupérer le maximum. Quand le moteur est trop chaud et qu’il y a trop de pression, le liquide de refroidissement qui jaillit doit sûrement être une sécurité.

Ok là j’avoue, je craque, je pleure, seuls dans la montagne au milieu de nulle part. Ça ne fait pas rêver ! Je passe mes nerfs sur lui en disant qu’on aurait dû rester en bas et louer une voiture. Je lui dis qu’il faut appeler IMA ou arrêter des voitures pour leur demander du liquide. Ce qu’il fait, mais personne n’en a. Il me rassure, remet juste un petit peu d’eau en complément, et on repart.

Le lieu était vraiment magnifique, ça aurait été dommage de ne pas y aller. On repart le lendemain pour un petit village authentique. Mais la route pour y aller est elle aussi très authentique. Une « CM » que nous, nous avons requalifié de « Chemin Merdique ». Une route pas large, le long de la montagne, sinueuse. Pas de problème mécanique, mais le chauffeur est très très stressé. Bizarrement, moi non ! Pour une fois ! J’ai totalement confiance en sa conduite 🙂

Voilà le récit de nos aventures. Pour résumer, une panne de carburant qui nous a été au final bénéfique puisque nous n’avons plus de problèmes de fuite ni de turbo (dû au limiteur et non au circuit du carburant, les multiples purges qu’il a fait ne servaient donc à rien).

En bref, heureusement qu’olivier est très débrouillard, qu’est-ce que je ferais sans lui…

 

2 commentaires sur « Nos déboires sur la route ! »

  • Bonsoir .vraiment pas de chance. Profitez quand même dès beaux paysages
    Heureusement qu’Olivier est débrouillard comme vous dîtes mais c’est vrai que le moral en prend un coup.Courage.

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